The Handmaid’s Tale : La Servante écarlate

Agenda - 17/05/2019 05/22/2018
The Handmaid’s Tale : La Servante écarlate



Impitoyable et inoubliable. Inconfortable mais aussi ­incontournable. Toujours éprouvante dans son propos, toujours magnifiquement mise en scène. Ne serait-ce qu’au vu des deux premiers épisodes de la saison 2, The Handmaid’s Tale (La Servante écarlate) se montre aussi crânement stylisée et douloureusement dystopique qu’en saison 1. Ce qui en fait une œuvre véritablement à part dans le monde des séries – même en ces temps de production pléthorique. The Handmaid’s Tale a frappé fort, lors de sa première saison, en ancrant son propos dans la vie quotidienne de quelques femmes dont le corps a d’abord été étatisé. Les rares encore fertiles – en dépit d’un environnement pollué et stérilisant – ont été faites prisonnières par le nouveau régime dictatorial, avant que leur corps soit privatisé au bénéfice de l’une des nombreuses familles de l’establishment en mal d’enfants.

Rituel codifié et glaçant


Chaque mois, toute procréatrice potentielle est violée par le mari du couple auquel elle a été affectée, selon un rituel codifié autant que glaçant qui la voit placée entre les cuisses de l’épouse… Il en a été ainsi pour June Osborne (Elisabeth Moss), qui, remise aux Waterford, a perdu jusqu’à son nom et son identité en devenant leur esclave sexuelle. A l’image de prisonniers de camp de concentration réduits à des numéros, June, dans la nouvelle République de Gilead, se nomme dorénavant « de Fred » (Offred en anglais) : la propriété de Fred, prénom du mari du couple stérile qu’elle doit combler de bonheur.


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